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Guerre mondiale (1939-1945) Militaires

Les natifs de La Romagne mobilisés en 1939-1945 (A-Z)

Quelques natifs de La Romagne ont été mobilisés pendant la Seconde Guerre mondiale…


Le blog laromagne.info commémore l'appel du 18 juin 1940 et soutient la pétition du Souvenir français. Son objectif est de conserver : « Aucune cérémonie créée à l’origine pour enraciner le souvenir d’un événement historique local ne doit disparaître. »
Le blog laromagne.info commémore l’appel du 18 juin 1940 et soutient la pétition du Souvenir français. Son objectif est de conserver : « Aucune cérémonie créée à l’origine pour enraciner le souvenir d’un événement historique local ne doit disparaître. »

Bien que les délais de communicabilité des archives publiques ne permettent pas d’en dresser une liste exhaustive dans l’état actuel de la recherche, il reste possible de citer quelques jeunes hommes natifs de La Romagne qui ont été mobilisés pendant la Seconde Guerre mondiale.


Bart, Jean Hubert Joseph, palefrenier, classe de mobilisation 1930, n° de matricule du recrutement 888, né le 18 mars 1910 à La Romagne, fils d’Arthur Hubert Paul Bart et de Marthe Marie Léonie Laroche, rappelé à l’activité par application de l’ordre de mobilisation générale en date du 9 septembre 1939, classé EM 2e groupe du 57e RAD[1] le 4 septembre 1939, puis dirigé sur le dépôt d’artillerie n° 27 à Chaumont (Haute-Marne) pour affectation spéciale le 6 février 1940. Jean Bart est classé dégagé des obligations militaires[2].


[1] Régiment d’artillerie divisionnaire.

[2] Archives départementales des Ardennes, 1R 410 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Monsieur Marcel Bonhomme †, photographie ancienne en noir et blanc sur carte postale, datée du dimanche 30 juin 1940, (collection personnelle de l’auteure). Crédits photographiques : © 2020 laromagne.info par Marie-Noëlle ESTIEZ BONHOMME.
Monsieur Marcel Bonhomme †, photographie ancienne en noir et blanc sur carte postale, datée du dimanche 30 juin 1940, (collection personnelle de l’auteure). Crédits photographiques : © 2020 laromagne.info par Marie-Noëlle ESTIEZ BONHOMME.

Bonhomme, Marcel Fernand, instituteur, classe de mobilisation 1936, n° de matricule du recrutement 444, né le 21 février 1920 à La Romagne, fils de Désiré Vital Bonhomme et de Blanche Georges, rappelé à l’activité le 8 juin 1940, affecté du 11 au 25 juin 1940 auprès du DA[1] n° 341 de sa ZDA[2], démobilisé et radié du corps par le centre de Lourdes.

Il rejoint les chantiers de jeunesse (groupe 10) du 23 octobre 1940 au 2 février 1941 (services comptant comme service militaire). Rappelé à l’activité à compter du 25 juillet 1945, il est affecté au COI[3] n° 106 à Troyes. Marcel Bonhomme est rendu à la vie civile le 24 octobre 1945[4].


[1] Dépôt d’artillerie.

[2] Zone des armées.

[3] Centre d’organisation et d’instruction.

[4] Archives départementales des Ardennes, 1R 468 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Monsieur Albert Carbonneaux †, gendarme, hiver 1939-1940 à La Romagne (Ardennes), photographie ancienne en noir et blanc (avec l'aimable autorisation de monsieur Pierre Malherbe †).
Monsieur Albert Carbonneaux †, gendarme, hiver 1939-1940 à La Romagne (Ardennes), photographie ancienne en noir et blanc (avec l’aimable autorisation de monsieur Pierre Malherbe †).

Carbonneaux, Albert, n° de matricule du recrutement 450, né le 13 février 1920 à La Romagne, fils d’Aristide Carbonneaux et d’Adèle Fétrot. Il rejoint le dépôt d’artillerie tracteurs n° 341 à Fontainebleau (Seine-et-Marne). Démobilisé le 22 mars 1941 par le centre de Montpellier (Hérault), il se retire au moulin de la Bonde près d’Issoudun (Indre). Albert Carbonneaux devient ensuite gendarme[1].


[1] Archives départementales des Ardennes, 1R 468 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Carbonneaux, Maurice André, classe de mobilisation 1925, n° de matricule du recrutement 107, né le 18 février 1905 à La Romagne, fils de Nicolas Aristide Carbonneaux et de Marie-Angèle Fétrot. Maintenu affecté spécial au titre de la SNCF en septembre 1939, Maurice Carbonneaux est démobilisé le 3 août 1943[1].


[1] Archives départementales des Ardennes, 1R 378 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Carbonneaux, Robert, n° de matricule du recrutement 451, né le 22 février 1920 à La Romagne, fils de Marceau Carbonneaux et d’Angèle Ferrasse, versé comme requis civil à la 26e compagnie de jeunesse à Lacourt (Ariège). Robert Carbonneaux est démobilisé le 31 janvier 1941.


Cugnart, Alcide Joseph, cultivateur, n° de matricule du recrutement 2148, né le 13 avril 1897 à La Romagne, fils de Victor Cugnart et de Marie Sidonie Devie, rappelé à l’activité le 27 août 1939, affecté au dépôt n° 23. Renvoyé dans ses foyers le 28 août 1939. Le 2 juin 1940, Alcide Cugnart se retire au château de Châtenay à La Chataigneraie (Vendée).


Devie, Albert Victor, cultivateur, n° de matricule du recrutement 235, né le 29 avril 1902 à La Romagne, fils de Charles Onézime Devie et de Marie Berthe Picard, affecté spécial à la mobilisation générale du 2 septembre 1939 au titre de la SNCF. Maintenu au service auxiliaire par la commission de réforme de Reims (Marne) du 19 mars 1940, Albert Devie est démobilisé le 3 juillet 1941 par le centre de Riom (Puy-de-Dôme)[1].


[1] Archives départementales des Ardennes, 1R 356 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Devie, Paul Emile, cultivateur, n° matricule du recrutement 236, né le 29 avril 1902 à La Romagne, fils de Charles Onézime Devie et de Marie Berthe Picard, rappelé le 24 août 1939 au 348e régiment d’infanterie. Paul Devie passe au 133e régiment d’infanterie de forteresse le 6 avril 1940, puis est attaché au dépôt d’infanterie n° 204[1].


[1] Archives départementales des Ardennes, 1R 356 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Lesein, Numa Edmond, né le 27 mai 1900, fils de Paul Lesein et de Maria Guerlet. Rappelé à l’activité le 24 août 1939, il est affecté à la circulation routière, et maintenu en service auxiliaire. Le 2 juin1940, il se retrouve à La Davière[1] puis à La Caillère-Saint-Hilaire (Vendée). Il est démobilisé par le centre départemental de La Chataigneraie (Vendée) le 27 août 1940. Numa Lesein se retire alors à Saint-Sulpice-en-Pareds (Vendée).


[1] Saint-Sulpice-en-Pareds (Vendée).


Macquin, André Jules, né le 30 décembre 1899 à La Romagne, fils de Paul Eugène Macquin et de Marie-Angèle Lantenois, affecté à la 1e légion de la garde républicaine mobile à Arras (Pas-de-Calais) le 1er février 1940.


Malherbe, Marcel Maurice, cidrier, classe de mobilisation 1938, n° matricule du recrutement 399, né le 13 août 1918 à La Romagne, fils de Georges Malherbe et de Lucie Bonpart, incorporé au 91e régiment d’infanterie de forteresse[1] à Mézières à compter du 1er septembre 1938.

Nommé caporal-chef au 1er mai 1939, il est ensuite affecté au 148e RIF[2] le 2 septembre 1939. Démobilisé le 4 novembre 1940, Marcel Malherbe se retire à Coulanges-sur-Yonne (Yonne)[3].


[1] Unité militaire française spécialisée dans la défense des fortifications de la ligne Maginot, durant les années 1930 jusqu’à 1940.

[2] Régiment d’infanterie de forteresse.

[3] Archives départementales des Ardennes, 1R 457 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].


Mauroy, Raymond, mécanicien, n° matricule du recrutement 18, classe de mobilisation 1939, né le 9 novembre 1919 à La Romagne, fils d’Henry Mauroy et de Lucie Devie. Il est incorporé au dépôt d’artillerie n° 420, à la 74e batterie, à compter du 9 juin 1940. Il est démobilisé le 31 juillet 1940 à Saint-Girons (Ariège). Le 1e juin 1940, il est réfugié aux Lucs-sur-Boulogne (Vendée) chez monsieur Grelet, garagiste.

Le 1er août 1940, il passe à la 26e compagnie de jeunesse[1]. Il est démobilisé le 31 août 1941. Ce service comptant comme service militaire, conformément à l’instruction 13-172 EMA[2] du 9 décembre 1945[3]. Au 30 novembre 1942, Raymond Mauroy est travailleur en Allemagne à Solingen (Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie)[4].


[1] Par un décret signé le 30 juillet 1940, les hommes incorporés en juin 1940 et relevés de leurs obligations militaires sont versés dans des groupements constitués sous l’autorité du ministre de la Jeunesse et de la famille.

[2] Etat-major des armées.

[3] Archives départementales des Ardennes, 1R 462 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].

[4] Archives départementales des Ardennes, 112 W 11 [série W = archives publiques entrées par voie ordinaire (hors état civil, officiers publics et ministériels). Nota bene : les fonds contemporains reçoivent, au moment de leur versement, un numéro d’ordre suivi de la lettre W].


Modeste, Axile Fernand Georges, principal clerc de notaire, n° de matricule du recrutement 339, né le 17 octobre 1894 à La Romagne, fils de Florent Joseph Emile Modeste et de Marie Elisabeth Millet. Rappelé le 26 août 1939, il est affecté au 29e régiment régional, rattaché au dépôt d’infanterie n° 24.

Nommé au grade de caporal le 9 février 1940 à La Romagne (ordre du 29e RR[1] n°24, décrets des 10 et 11 février 1940). Il passe au dépôt d’infanterie n° 21 le 12 février 1940. Non prisonnier[2]. Axile Modeste est démobilisé le 12 juillet 1940.


[1] Régiment régional.

[2] Selon la mention inscrite dans son dossier.


Ravignon, Aurèle Adrien, n° de matricule de recrutement 144, né le 25 octobre 1901 à La Romagne, fils de Jean Baptiste Ulysse Ravignon et de Marie Ernestine Philippot. Rappelé à l’activité le 26 août 1939, affecté au 29e régiment régional, 4e bataillon, 14e compagnie. Aurèle Ravignon est démobilisé le 28 octobre 1939.


Robert, Jean-Baptiste Paul, rattaché à la classe de mobilisation 1927, n° de matricule du recrutement 273, né le 11 mai 1911 à La Romagne, fils de Paul Lucien Robert et de Marie Berthe Thonnelier. Rappelé à l’activité et affecté au 148e RI[1], il est classé affecté spécial comme ajusteur outilleur. Jean-Baptiste Robert est renvoyé dans ses foyers le 14 décembre 1939[2].


[1] Régiment d’infanterie.

[2] Archives départementales des Ardennes, 1R 415 [série R = affaires militaires, organismes de temps de guerre, sous-série 1R = préparation militaire et recrutement].