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L’école de La Romagne et l’affirmation de la laïcité


La Romagne (Ardennes), église et école, carte postale ancienne d’Augustin Wilmet, photographe-éditeur à Rethel.
La Romagne (Ardennes), église et école, carte postale ancienne d’Augustin Wilmet, photographe-éditeur à Rethel.

Jusqu’en 1789, l’enseignement primaire est globalement assuré dans les diverses paroisses du Porcien et tout particulièrement à La Romagne mais, avec les troubles révolutionnaires, on assiste momentanément à sa régression.

Les décrets des 30 mai 1793 et 29 frimaire an II (1er décembre 1793) cherchent à réorganiser l’enseignement primaire, et donc à le soustraire aux «  tenants du fanatisme et de la superstition », autrement dit aux religieux. Le décret du 27 brumaire an III, qui prévoit dans chaque département une école pour 1000 habitants, change l’organisation de l’enseignement dans les petits villages.

On en a la confirmation lors de la séance tenue le 11 nivôse an IV à Rocquigny, où l’administration signale qu’il n’y aura désormais plus que quatre écoles pour le canton. La  première se trouve à Rocquigny, chef-lieu du canton. La deuxième est à Rubigny et regroupe les enfants de La Hardoye, Vaux et Wadimont. La troisième, à Mainbressy, accueille les élèves de Mainbresson. La dernière se situe à Librebois (nom donné à Saint-Jean-aux-Bois sous la Révolution) pour les écoliers de ce village, de Montmeillant et de La Romagne.

Le blason communal de Rocquigny est de gueules au chevron accompagné en chef de deux besants et en pointe d'une mâcle le tout d'or.
Le blason communal de Rocquigny est de gueules au chevron accompagné en chef de deux besants et en pointe d’une mâcle le tout d’or.

A la suite de cette décision, l’agent communal de La Romagne fait remarquer que « les élèves de la commune sont dans l’impossibilité de se rendre à Librebois en raison du mauvais état des chemins » et demande qu’un « sous-instituteur » (ce que l’on appellerait de nos jours un instituteur adjoint) soit établi dans la commune. Cette solution est adoptée quelque temps plus tard.

La Révolution n’institue pas la gratuité de l’école, ce qui est un frein considérable pour l’instruction : chaque élève allant en classe doit payer au maître une rétribution annuelle de 25 livres moitié en valeur métallique et moitié en assignats[1], ce qui représente pour certaines familles une somme considérable.

L’assignat est une monnaie mise en place sous la Révolution française.
L’assignat est une monnaie mise en place sous la Révolution française.

Vers 1807, on retrouve à La Romagne une situation identique à celle de l’époque prérévolutionnaire[2], puisque le maître d’école « faute de local réunit les enfants des deux sexes jusqu’à l’âge de 12 ou 13 ans » chez lui.

En 1829, le maire du village François Merlin adresse une lettre au recteur de l’académie de Metz, en réponse à sa demande de renseignements sur les moyens de prouver l’instruction donnée aux enfants de la paroisse de La Romagne. On apprend qu’à cette date le village n’a toujours pas de « maison d’école » mais qu’il en loue une pour la somme annuelle de 50 francs. On y découvre en outre  que «  les filles et les garçons sont séparés pour recevoir cette instruction conformément à l’ordonnance du 27 janvier 1808 [3] ». En 1833, sur les 478 communes que comptait le département, quatre-vingts n’ont pas encore d’école, alors qu’en 1855 Il comptera 428 écoles mixtes.

Le blason communal de Metz est mi-partie d’argent et de sable.
Le blason communal de Metz est mi-partie d’argent et de sable.

[1] Archives départementales des Ardennes, L 1336 [série L = administration et tribunaux de la période révolutionnaire (1790-1800), cotes L 1336-1337 = canton de Rocquigny, délibérations, an IV-1819, fonds concernant les hôpitaux, prisons, affaires cantonales et municipales].

[2] Archives départementales de la Moselle, 29J 370 [série J = archives privées, sous-série 29J = évêché de Metz (1093-1999)].

[3] Archives départementales des Ardennes, 7J 43  [série J = archives d’origine privée (entrées par voie d’achat, don, legs ou dépôt), sous-série 7J = collection Guelliot, érudit local].


La première école du village fut construite en 1843 et prit par la suite la dénomination d’école de garçons, puisqu’en 1866, à la suite d’un décret impérial, une école de filles devait ouvrir. Contrairement au cas de Rocquigny, où il y a une école de filles tenue par les religieuses de la Divine Providence de Reims, La Romagne veut absolument avoir deux écoles laïques.

Mademoiselle Marie Eugénie Devie (née le 3 septembre 1833 à La Romagne, décédée le 10 septembre 1864 à Reims), religieuse d’une congrégation féminine enseignante[1], fille de Jean-Baptiste Devie et de Marguerite Virginie Devie, va changer radicalement la situation. Son legs[2] à La Romagne d’une maison située rue Basse (avec ses dépendances), des objets mobiliers qu’elle contient, et d’une rente annuelle de 300 francs, fait l’objet d’une disposition testamentaire[3] très précise : la commune ne pourra disposer des biens qu’à la condition expresse que « la maîtresse choisie devra pratiquer les devoirs de la religion », ce qui ne veut pas dire qu’elle doit être entrée dans les ordres. Mais la frontière est mince…

Sur cette carte postale ancienne de l'église et de la rue Basse, il est possible d'apercevoir la maison léguée par Mademoiselle Marie Eugénie Devie.
Sur cette carte postale ancienne de l’église et de la rue Basse, il est possible de voir la maison léguée par Mademoiselle Marie Eugénie Devie.

Au départ, le conseil municipal ne semble pas s’en réjouir : il craint que ce don ne génère pour la commune des dépenses importantes. Mais, à la suite d’une intervention du sous-préfet, les édiles réexaminent leur position, tout en ayant connaissance des protestations du frère de la donatrice, qui se sent spolié.

Finalement, et après avoir reçu quelques aides départementales en vue de l’équipement de cette école, les élus décident d’accepter cette donation, mais insistent pour que l’institutrice soit laïque. Sur ce point, la municipalité aura gain de cause. Des travaux sont engagés afin que cette maison soit appropriée à sa nouvelle fonction. Le financement en est assuré par la vente du mobilier légué en même temps que le bâtiment. Une souscription et un crédit s’y ajoutent. Compte tenu de la population scolaire dénombrée après le recensement de 1891, la création d’un tel établissement est plus que nécessaire. Cette école fonctionnera jusqu’en 1923.


[1] Les sœurs de l’Enfant-Jésus sont présentes dans le diocèse de Reims.

[2] Archives départementales des Ardennes, 3Q 1583 p. 189 et 3Q 1584 p. 74 [série Q = domaines, enregistrement, hypothèques, sous-série 3Q = enregistrement et timbre, depuis l’an VII].

[3] Archives départementales des Ardennes, 3E 14/130 (testament), 3E 14/136 et 3E 14/137 (inventaire), étude de maître Courboin, notaire à Chaumont-Porcien [série E = état civil, officiers publics et ministériels, sous-série 3E14/1-324 = archives notariales de Chaumont-Porcien et Seraincourt].


Cette carte postale ancienne de la mairie et de l'école est antérieure à la pose du monument aux morts de La Romagne.
Cette carte postale ancienne de la mairie et de l’école est antérieure à la pose du monument aux morts de La Romagne.

Au bout d’une petite quarantaine d’années d’existence, l’école de garçons a besoin de réparations malgré son entretien régulier. Sa façade la plus exposée est finalement couverte d’ardoises. Le chauffage de la classe peut incomber aux communes ou aux élèves, qui doivent alors apporter des bûches (sachant que La Romagne est tenue de fournir et de veiller à l’entretien du poêle et des tuyaux).

Durant l’occupation allemande du village pendant la première guerre mondiale, l’école reste ouverte le plus souvent possible (sauf lorsque des troupes de passage en prennent possession). Elle est fermée par ordre le 19 février 1917, puis occupée à partir du 21 par des troupes qui restent plus de 3 mois.

Ce plan de l'école de La Romagne a prévalu dans l'entre-deux-guerres (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).
Ce plan de l’école de La Romagne a prévalu dans l’entre-deux-guerres (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).

Il ne semble pas que l’école ait eu à subir de gros dégâts durant cette guerre. Pendant l’année 1919/1920, outre l’enseignement primaire qui s’y déroule, des cours d’adultes et des conférences populaires s’y tiennent. Une enquête en date de 1921, faite auprès de l’instituteur (monsieur Bion) et de l’institutrice (mademoiselle Sinet), permet de mieux connaître la réalité du moment.


L’inspecteur primaire, dès 1922, pense qu’il serait bon de remplacer les deux écoles par une seule qui serait mixte[1]. Ce projet est en opposition avec les vœux d’un conseil municipal, qui s’élève contre une telle décision, et qui essaie de tirer argument de certaines conditions du legs reçu, en particulier à propos de la rente.

Ce représentant de l’inspection, fort d’un arrêté ministériel approuvant la délibération du conseil départemental de l’enseignement primaire des Ardennes relative à cette suppression tient bon. Il propose que, malgré l’opposition de la mairie, une demande soit adressée au ministre pour la suppression de ces deux écoles, en échange de la création d’une école mixte à classe unique. Il souligne toutefois que « si les effectifs futurs le permettaient l’école de filles serait rouverte ».

Le blason départemental des Ardennes est d'azur à la bande d'argent accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or, surchargées d'un écusson d'argent au sanglier de sable ; au chef de gueules chargé de trois râteaux d'or.
Le blason départemental des Ardennes est d’azur à la bande d’argent accostée de deux cotices potencées et contre-potencées d’or, surchargées d’un écusson d’argent au sanglier de sable ; au chef de gueules chargé de trois râteaux d’or.

Cette promesse n’est qu’un peu de baume donné à ceux qui étaient attachés au passé scolaire du village. Mais cette clause n’a aucune chance de se réaliser, compte tenu du contexte. La décision de cette suppression entraîne aussitôt un conflit entre la municipalité et une habitante, héritière présomptive et déçue, qui prétend que la commune viole les intentions de la testatrice. Le différend est porté devant le tribunal, qui réfute cet argument, et qui souligne que la volonté bien certaine de la testatrice est d’exclure ses héritiers légitimes. L’affaire s’arrête là , et la rente trouve un autre emploi : elle sert désormais à financer un cours d’enseignement ménager de deux heures hebdomadaires, comprenant un cours de cuisine élémentaire et de couture.


[1] Archives départementales des Ardennes, TSUPPL 79 [série T = enseignement général, affaires culturelles, sports, sous-série TSUPPL = fonds supplémentaires].


L'école de La Romagne se trouve dans les bâtiments de la mairie, sur la place principale.
L’école de La Romagne se trouve dans les murs de la mairie. Le conseil municipal se réunit au premier étage du bâtiment.

Quant au bâtiment de l’école des filles, il va devenir, pour un temps, le presbytère de cette paroisse. Dès 1932, la construction d’une nouvelle mairie-école mixte est sérieusement envisagée par la municipalité, mais les instances scolaires  tergiversent et ce projet n’est pas réalisé.

Les dégâts subis par le village en 1940 ont des répercussions tant sur le bâtiment que sur le fonctionnement de l’école. Celle-ci a une seule façade couverte en ardoise et des murs latéraux en torchis. Elle n’a comme seul aménagement que l’électricité. Les dégâts concernent le préau, la salle de classe et sa vitrerie. En effet, le mur mitoyen qui sépare la salle de classe et le logement de l’instituteur est largement percé. La salle du conseil municipal (qui se trouve juste au-dessus de la classe) a elle aussi assez souffert, sans parler de la toiture des toilettes qui est en partie arrachée.


Quoique l’école fonctionne normalement quant à l’enseignement dès le retour de la paix, la restauration du bâtiment n’est plus possible en raison de sa vétusté : plafonds trop bas, murs délabrés, boiseries pourries et cheminées dangereuses. De plus, sa situation à proximité du cimetière (pouvant causer des problèmes d’eau contaminée) et son inadaptation aux normes (manque d’espace par élève, etc.) sont signalées depuis longtemps.

Promesse de vente d'une parcelle de terrain pour la construction de la nouvelle école (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).
Promesse de vente d’une parcelle de terrain pour la construction de la nouvelle école (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).

En 1949, la décision de construire une école sur un autre emplacement est prise. Pour cela, la municipalité achète deux terrains contigus, dont l’un contient une source qui alimentera l’école en eau potable.

Plan des parcelles de la nouvelle école (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).
Plan des parcelles de la nouvelle école (mairie de La Romagne, avec l’aimable autorisation de monsieur René Malherbe, maire de la commune).

La commune confie la réalisation des plans à Robert Gauze, architecte parisien qui va privilégier la luminosité du bâtiment, en multipliant les fenêtres et les ouvertures.

La nouvelle école de La Romagne (inaugurée en 1954) est un lieu lumineux et ouvert sur le village.
La nouvelle école de La Romagne inaugurée en 1954 est un lieu lumineux et ouvert sur le village.

C’est en 1954 que la nouvelle mairie-école est inaugurée, et en 1953 que la dernière promotion d’élèves se réunit avec monsieur René Jonnart dans la cour de l’ancien bâtiment.

La dernière promotion (année scolaire 1952/1953) de l'ancienne école accompagnée de son instituteur, monsieur René Jonnart. Cette photographie de la promotion 1953 se lit de bas en haut et de gauche à droite. Première rangée : Daniel ou Maurice Lavric, Raymond Marandel, Françoise, Cugnart, Yvette Lelong, Martine Mouton, Michel Mauroy, Jean-Michel Taillette, Alain Mouton. Deuxième rangée : Georges Malherbe, [debout], François Lavric, Jean-Claude Milhau, Yves Albertini, Jean-Michel Guillaume, Alain Ravignon, Michel Lesein, Jean-Michel Milhau, Norbert Lelong. Troisième rangée : Jeannine Courtois, Colette Cugnard, Jacky Ravignon, Michel Marandel. (collection privée, avec l’aimable autorisation de monsieur Georges Malherbe).
Cette photographie de la dernière promotion (1953) de l’ancienne école de La Romagne, se lit de bas en haut et de gauche à droite. Première rangée : Georges Malherbe [debout], Daniel (ou Maurice) Lavric, Raymond Marandel, Françoise Cugnart, Yvette Lelong, Martine Mouton, Michel Mauroy, Jean-Michel Taillette, Alain Mouton [debout]. Deuxième rangée : monsieur René Jonnart, François Lavric, Jean-Claude Milhau, Yves Albertini, Jean-Michel Guillaume, Alain Ravignon, Michel Lesein, Jean-Michel Milhau, Norbert Lelong. Troisième rangée : Jeannine Courtois, Colette Cugnard, Jacky Ravignon, Michel Marandel (collection privée, avec l’aimable autorisation de monsieur Georges Malherbe).
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Guerre mondiale (1914-1918) Militaires Monuments commémoratifs militaires Patrimoine culturel

Le monument aux morts de La Romagne


Après la première guerre mondiale, la municipalité de La Romagne élève un monument aux morts contre le mur de l’école limitant la cour de récréation et la place du village. Une simple liste gravée sur pierre repose sur un obélisque. Elle est ornée de la croix de guerre et de palmes, dont l’une avec ses feuilles très serrées symbolise la victoire et le sacrifice.

Le monument aux morts de la Romagne se trouvait autrefois sur le mur de la mairie-école.
Le monument aux morts de la Romagne se trouvait autrefois sur le mur de la mairie-école.

En 1929, à la suite de la demande d’un des conseillers, une délibération du Conseil municipal prévoit de placer un coq (emblème de la nation et du patriotisme) à son sommet. Cette réalisation n’a semble-t-il pas vu le jour. Ce monument aux morts est donc d’une très grande simplicité. Contrairement à celui d’autres villages, où les éléments commémoratifs sont déposés dans l’église, lui a été dissocié de la sphère religieuse pour se trouver au centre de l’espace villageois.

Aux enfants de la Romagne morts pour la patrie (1914-1918 et 1939-1945) !
Aux enfants de la Romagne morts pour la patrie (1914-1918 et 1939-1945) !

En 1957, à la suite de la construction de la nouvelle mairie-école, la plaque a été déplacée et apposée sur le mur de ce bâtiment qui fait face à la rue principale. Les passants peuvent y découvrir les enfants de La Romagne tombés pour la patrie lors des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945.


Les fiches ci-dessous sont, en ce jour de commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918, toutes issues de la base des morts pour la France de la première guerre mondiale présente sur le site Mémoire des hommes.

Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Carbonneaux, Adolphe Alfred Edmond, classe 1898, né le 17 avril 1878 à La Romagne, mort pour la France le 26 septembre 1915 dans les tranchées du bois 402, soldat du 150e régiment d’infanterie. Dès le début septembre 1915, cette unité militaire se trouve dans  le secteur de Saint-Hilaire-le-Grand. Le 26 de ce même mois, l’ennemi est repoussé sur les crêtes qui dominent la vallée de la Py.

Portrait d'Adolphe Carbonneaux
Adolphe Alfred Edmond Carbonneaux (1878-1915), photographie ancienne (collection privée, avec l’aimable autorisation de madame Marie-Helène Beltrami Albertini).

Début octobre, le régiment attaque à L’Épine. La bataille est rude, nombre d’hommes sont tués mais le régiment se maintient sur le terrain conquis tout en étant au contact des défenses ennemies. Il est inhumé par le 94e régiment d’infanterie territoriale à Mourmelon-le-Grand.

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Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Créquy, Marcel Jean, classe 1908, né le 28 juin 1888 à Sévigny-Waleppe, mort pour la France le 6 juillet 1916 à Revigny, caporal au 41e régiment d’infanterie. Son régiment se trouve à Verdun le 24 juin 1916. Le lendemain, il est dans le secteur de Fleury, entre Souville et Froideterre.

Le surlendemain, malgré un violent bombardement, le régiment se met en position de récupérer le village de Fleury. La reprise est un échec malgré des assauts multiples jusqu’au 5 juillet 1916 qui occasionnent de multiples pertes. Marcel Jean Créquy succombe à ses blessures de guerre le lendemain. Ce même 6 juillet, le régiment est relevé afin de se retirer jusqu’au 20 juillet à Pargny-sur-Saulx.


Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Davenne, Léon, classe 1916, né le 9 mai 1896 à Condé-lès-Herpy, mort pour la France le 9 juillet 1915 à Aix-Noulette, soldat de 2e classe, puis cavalier de 2e classe de l’escadron du 2e hussard, il est tué à l’ennemi. Ce régiment se retrouvera à Beauval, Givenchy-le-Noble, etc. C’est à cette époque que les Allemands font usage pour la première fois  de  gaz asphyxiants.

Le 20 juin 1915, c’est le départ pour aller sur la Somme à Villers-Mareuil. Dès le début juillet, le 2e hussard se retrouve dans un secteur beaucoup plus dur à Neuville-Saint-Vaast et à Aix-Noulette (lieu-dit de la « fosse 10 »). Les tranchées sont bouleversées. Les soldats n’ont aucun abri contre la pluie.

Les pertes de l’escadron s’élèvent rapidement : pour les périodes du 8 au 11 juillet 1915 et du 13 au 21, le Journal des marches et opérations (JMO) du 2e régiment de hussards [1] mentionne 44 blessés et 13 morts, dont Léon Davenne. Le soldat tué à l’ennemi a été cité à l’ordre de la 4e division de cavalerie.


[1] Service historique de la Défense, 26N 894/10 [série N (1871-1940), sous-série 26N = JMO (Journal des marches et opérations des corps de troupes), cotes 26N 571 à 1370 = JMO des régiments et des bataillons, JMO du 2e régiment de hussards [cavalerie], 1er avril 1915-31 décembre 1916, consultable en ligne sur le site Mémoire des hommes].


Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Douce, Jean-Baptiste Emile, classe 1910, né le 21 novembre 1890 à La Romagne, mort pour la France le 1er juin 1917, au mont Cornillet, soldat de 2e classe au 166e régiment d’infanterie, 6e compagnie. Cette unité militaire relève à la fin du mois de mai 1917 le 9e régiment territorial dans le secteur du mont Blond (massif de Moronvilliers).

L’ennemi a d’excellentes troupes et une forte artillerie. Les positions françaises sont soumises début juin à de violents bombardements et tirs ininterrompus. Mais le secteur est conquis. C’est au cours d’un de ces combats que Jean-Baptiste Emile sera tué dans une  tranchée.


Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Dubois, Victor Gabriel, classe 1916, né le 19 avril 1896 à Bazeilles, mort pour la France le 31 mai 1918 à Blanzy-lès-Fismes, soldat au 14e régiment d’infanterie, porté disparu, réputé mort à cette date à la suite par un jugement du tribunal de Sedan rendu le 6 décembre 1921.


Fortin, Henri Louis Adalbert, classe 1909, né le 16 juillet 1889 à Sermaize-les-Bains, marié avec Marie Rose Varlet le 2 mai 1914 à La Romagne, mort pour la France le 13 janvier 1917 à Fère-en-Tardenois dans l’ambulance 3/69, sous-lieutenant au 161e régiment d’infanterie. Louis Henri Fortin est décédé à la suite d’une maladie contractée au front, d’après l’acte transcrit le 14 février 1919.


Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.

Quentin, Stéphane Gaston, classe 1910, né le 6 février 1890 à Sery, marié le 23 février 1914 avec Marie Elisa Mauroy, mort pour la France le 17 juillet 1916 au lieu-dit « la  Maisonnette » devant Biaches, caporal au 164e régiment d’infanterie. Dès le 6 juillet 1916, cette unité militaire est cantonnée à La Neuville-lès-Bray et doit se porter sur Herbécourt, où elle s’établit dans des tranchées.

A partir du 9 juillet, elle tente d’enlever des tranchées allemandes. C’est là que Stéphane Quentin trouve la mort à la mi-juillet.  Cité à l’ordre de son régiment le 27 juillet 1916 n° 252, il est décrit comme un soldat très dévoué a été tué à son poste de combat après avoir fait preuve du plus grand courage. Il est décoré de la croix de guerre avec étoile de bronze.

 Il a été inhumé « au coin est de la Maisonnette ». Ce lieu était une propriété située au sud-est de Biaches et dominant Péronne.


Les illustrations des fiches sont toutes issues de la base des morts pour la France de la première Guerre mondiale et du site Mémoire des hommes.
Une recherche sur la base des morts pour la France de la première guerre mondiale permet d’accéder aux fiches des soldats tombés au champ d’honneur en 1914-1918.
Croix de Maurice Trochain, caporal 230e RI, mort pour la France le 16 octobre 1918.

Trochain, Maurice Albert, classe 1898, né le 29 avril 1878 à Grandrieux, marié en 1902 à La Romagne avec Berthe Emma Mauroy, mort pour la France le 16 octobre 1918 à proximité du lieu-dit « bois de la Sarthe » à Olizy-Primat, caporal au 230e régiment d’infanterie. Son décès est transcrit à Revin le 22 février 1921. Il est inhumé à la nécropole nationale de Chestres dans la tombe n° 515, où il repose au milieu de 2484 soldats Français.

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Le carré militaire allemand du cimetière communal de La Romagne


Carré militaire allemand du cimetière communal de La Romagne [aujourd'hui disparu].

Un plan tiré au bleu, coté H3 (série « clergé régulier ») des Archives départementales des Ardennes, montre les tombes de 28 soldats allemands inhumés dans le cimetière communal de La Romagne (celle qui est non numérotée et marquée d’un point blanc correspond à un soldat français).

Drapeau de guerre (Kriegsflagge) de l'Empire allemand.
Kriegsflagge (drapeau de guerre) du Deutsches Kaiserreich (Empire allemand).

Leurs décès sont intervenus entre le 17 octobre et le 3 novembre 1918, avec des « pointes » les 25 et 30 octobre. Ce qui montre la violence des combats lors du dernier repli ennemi.


Les tombes ont été enlevées en 1923, et 27 dépouilles alors transférées de La Romagne au cimetière militaire allemand d’Asfeld (l’une d’entre elles aurait été rendue directement à la famille). En 2020, elles sont toujours sous la responsabilité du VDK (Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V.), connu en France sous l’acronyme SESMA (Service pour l’entretien des sépultures militaires allemandes).


Cette association à visée humanitaire, reconnue d’utilité publique, a envoyé depuis l’Allemagne à l’auteure du blog laromagne.info une liste complète des soldats allemands concernés, assortie des mentions suivantes :

  • Verlustame (nom de la victime de guerre) ;
  • Verlustvorname (prénom de la victime de guerre) ;
  • Todestag (date de la mort) ;
  • Block (bloc = division du cimetière militaire d’Asfeld) ;
  • Grab (tombe du cimetière militaire d’Asfeld avec son numéro de registre) ;
  • Erstbestattungs-Ort (premier lieu d’inhumation avant transfert) ;
  • Truppenteil (unité militaire).
Cimetière militaire allemand d'Asfeld.
Cimetière militaire allemand d’Asfeld.

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse.
Frédéric-Guillaume Ier de Prusse, ici peint par Samuel Theodor Gericke (1665-1730), a donné son nom à un régiment de grenadiers.

Le vendredi 25 octobre 1918, temps perturbé dans les Ardennes pour le régiment de grenadiers « Frédéric-Guillaume Ier de Prusse », 2e de Prusse-Orientale et 3e de l’Empire allemand !

Armoiries du Reich allemand entre 1889 et 1918.
Armoiries de l’Empire allemand entre 1889 et 1918.
  • Bahr, Eduard, † le 25 octobre 1918, soldat du 4. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 356 bloc 6).
  • Hoffmann, Gustav, † le 25 octobre 1918, soldat du 1. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 355 bloc 6).
  • Kneifel, Paul, † le 25 octobre 1918, soldat du 4. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 360 bloc 6).
Armoiries du Reich allemand entre 1889 et 1918.
Armoiries de l’Empire allemand entre 1889 et 1918.
  • Wegner, Fritz † le 25 octobre 1918, soldat du 4. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 331 bloc 5).
  • Wolff, Hermann, † le 25 octobre 1918, soldat du 2. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 335 bloc 5).
  • Zipprick, Gustav, † le 25 octobre 1918, soldat du 2. Gren. R 3 [Grenadier-Regiment n° 3 = régiment de grenadiers n° 3], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 333 bloc 5).

Blason municipal de Brême.

Mourir au combat entre la Toussaint et le Jour des Morts est très singulier. C’est pourtant ce qui est arrivé à cinq soldats allemands du régiment d’infanterie « Brême ».

Drapeau de Brême (Allemagne).
Brême est à la fois une ville hanséatique et un Etat fédéré d’Allemagne.

Cette unité, la première de la ligue hanséatique et la 75e de l’Empire allemand, voit tomber ses fantassins « brémois » :

  • Brandt, Friedrich, † le 1e novembre 1918, soldat du 3. IR 75 [Infanterie-Regiment n° 75 = régiment d’infanterie n° 75], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 350 bloc 6) ;
  • Mett, Friedrich, † le 31 octobre 1918, soldat du 7. IR 75 [Infanterie-Regiment n° 75 = régiment d’infanterie n° 75], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 335 bloc 6) ;
  • Scharein, Hermann, † le 31 octobre 1918, soldat du 7. IR 75 [Infanterie-Regiment n° 75 = régiment d’infanterie n° 75], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 357 bloc 6) ;
  • Stehmeyer, Hinrich, † le 30 octobre 1918, soldat du 1. IR 75 [Infanterie-Regiment n° 75 = régiment d’infanterie n° 75], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 349 bloc 6) ;
  • Wetter, August, † le 30 octobre 1918, soldat du 4. IR 75 [Infanterie-Regiment n° 75 = régiment d’infanterie n° 75], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 348 bloc 6).
Blason communal de Bremerhaven (Allemagne), dont le nom signifie « port de Brême ».
Blason communal de Bremerhaven (Allemagne), qui signifie « port de Brême » et qui en reprend les gueules à la clef d’argent.

Versöhnung über den Gräbern - Arbeit für den Frieden (réconciliation par-delà les tombes - travail pour la paix) est la devise du VDK (SESMA).
Le SESMA, représentation en France du VDK, assure l’entretien des tombes des soldats allemands inhumés dans notre pays en application de la convention franco-allemande du 19 juillet 1996 relative aux sépultures de guerre allemandes en territoire français.

Versöhnung über den Gräbern – Arbeit für den Frieden (réconciliation par-delà les tombes – travail pour la paix) est la devise du VDK (SESMA). Ce mercredi 11 novembre 2020, le blog laromagne.info la fait sienne, en présentant les soldats allemands ensevelis en terre romanaise :

  • Bahn, Heinrich, † le 3 novembre 1918, soldat du 6. RIR 237 [Reserve-Infanterie-Regiment n° 237 = régiment d’infanterie de réserve n° 237], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 342 bloc 6) ;
  • Bodenstein, Otto, † le 29 octobre 1918, soldat du 3. Fuß-AB 144 [Fußartillerie-Bataillon n° 144 = Bataillon d’artillerie à pied n° 144], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 346 bloc 6) ;
  • Habermann, Emil, † le 3 novembre 1918, soldat de la 5. F. Kp. PB 9 [Feld-Kompanie Pionier-Bataillon n° 9 = compagnie de campagne du bataillon du génie n° 9], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 334 bloc 6) ;
  • Hils, Josef, † le 2 novembre 1918, soldat du 11. Gren. R 89 [Grenadier-Regiment n° 89 = régiment de grenadiers n° 89], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 340 bloc 6) ;
Croix noires du cimetière militaire allemand d'Asfeld.
Croix noires du cimetière militaire allemand d’Asfeld.
  • Hoffmann, Walter, † le 28 octobre 1918, soldat du 11. IR 43 [Infanterie-Regiment n° 43 = régiment d’infanterie n° 43], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 345 bloc 6) ;
  • Joppe, Willi, † le 3 novembre 1918, soldat du 5. PB 9 [Pionier-Bataillon n° 9 = bataillon du génie n° 9], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 341 bloc 6) ;
  • Kieckel, Jakob, † le 3 novembre 1918, soldat du 2. MG Esk. DR 8 [Maschinengewehr Eskadron – Dragoner Regiment n° 8 = escadron de mitrailleuses du régiment de dragons n° 8], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 351 bloc 6) ;
  • Kraus, Heinrich, date de mort inconnue, soldat du 1. MGKW [Maschinengewehr Kanone Werfer = groupe de canonniers-mitrailleurs], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 334 bloc 5) ;

  • Lang, Wilhelm, † le 3 novembre 1918, soldat du 6. Bayer. RIR 23 [Bayerische Reserve-Infanterie-Regiment n° 23 = régiment d’infanterie bavaroise de réserve n° 23], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 339 bloc 6) ;
La Bavière ou État libre de Bavière est un des seize Länder allemands.
La Bavière ou État libre de Bavière est un des seize Länder allemands.

  • Maier, Oskar, † le 29 octobre 1918, unité militaire non précisée, inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 333 bloc 6) ;
  • Rehfeld, Gustav, † le 30 octobre 1918, soldat de la Flak Battr. 719 [Flak Batterie 719 = batterie antiaérienne 719], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 353, bloc 6) ;
  • Schmidhuysen Gerhard, † le 17 octobre 1918, soldat du 5. FAR 100 [Feldartillerie-Regiment n° 100 = régiment d’artillerie de campagne n° 100], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 343 bloc 6) ;
Le blason communal de La Romagne est d'argent à la feuille de marronnier de sinople, au chef d'azur chargé d’une croisette d'argent accostée de deux roses du même.
Le blason communal de La Romagne est d’argent à la feuille de marronnier de sinople, au chef d’azur chargé d’une croisette d’argent accostée de deux roses du même.
  • Schmidt, Friedrich, † le 19 octobre 1918, soldat du 10. IR 53 [Infanterie-Regiment n° 53 = régiment d’infanterie n° 53], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 344 bloc 6) ;
  • Sprekelsen, Claus † le 27 octobre 1918, soldat du 7. FR 90 [Füsilier-Regiment n° 90 = régiment de fusiliers n° 90], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 354 bloc 6) ;
  • Traber, Josef, † le 30 octobre 1918, soldat du 3. RFAR 50 : [Reserve Feldartillerie Regiment n° 50 = régiment d’artillerie de campagne de réserve n° 50], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 352 bloc 6) ;
  • Voss, Georg, † le 30 octobre 1918, soldat du 1. FR 90 [Füsilier-Regiment n° 90 = régiment de fusiliers n° 90], inhumé au cimetière communal de La Romagne, puis transféré au cimetière militaire allemand d’Asfeld (sépulture n° 332 bloc 6).
Le blason communal d'Asfeld est écartelé au premier et au quatrième de gueules à la bande cousue d'azur chargée de trois couronnes d'or et accompagnée de deux palmes du même, au deuxième et au troisième d'azur au lion naissant d'argent couronné du même, celui du troisième contourné ; sur le tout d'or aux quatre pals de gueules, le petit écu timbré d'une couronne ducale d'or au cimier d'un griffon issant du même.
Le blason communal d’Asfeld est écartelé au premier et au quatrième de gueules à la bande cousue d’azur chargée de trois couronnes d’or et accompagnée de deux palmes du même, au deuxième et au troisième d’azur au lion naissant d’argent couronné du même, celui du troisième contourné ; sur le tout d’or aux quatre pals de gueules, le petit écu timbré d’une couronne ducale d’or au cimier d’un griffon issant du même.